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Le double sacrifice de François Pengam

 

 

 

Certains se sont demandés pourquoi François, ayant vu son père arrêté cinq heures avant lui, n’avait pas pris la fuite pour entrer dans la clandestinité. C’est mal connaître l’état d’esprit de Fanchic.

 

Il savait très bien que sa fuite aurait immanquablement entraîné la condamnation de son père. Il avait certainement en tête l’histoire de son oncle et parrain Julien LE DROFF, de Lesneven, qui avait été arrêté parce que son fils avait rejoint l’Angleterre (Julien mourra en déportation). Il n’était pas concevable pour lui de laisser son père condamné à sa place.

 

Une fois prisonnier, Fanchic a décidé, qui plus est, de « tout prendre sur lui » afin de dédouaner les autres prisonniers, se sacrifiant une seconde fois. Il sera de fait le seul à ne pas être remis en liberté et à être fusillé, sans avoir dénoncé ses camarades. Voir les témoignages de Edmond POCHON et Pierre DUHOT et sa citation.

 

François était doté d’ un esprit chevaleresque peu commun, qu’on imagine mal aujourd’hui chez un jeune de 19 ans. Les rédactions qu’il écrivait quand il était plus jeune et sa devise en attestent.

 

 Il a déclaré après son arrestation:

 

«  Je ne suis pas fait pour le travail de bureau et je préférerais avoir un fusil en main. Si j’ai douze balles allemandes dans le corps, c’est un honneur et j’aurai mon nom en lettres d’or dans l’église de Landerneau. »

 

 

Il est mort en criant : « Vive la France ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Témoin des derniers instants de François PENGAM : Fernand TIRBISCH

 

 

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